Traversée du Vercors : on l’a faite

13 juin, 08h, col du Rousset, parking de Beure, alt. 1400m environ. Moustique nous attend, les oreilles basses… signe qu’il se doute de quelque chose. Une l’âne fois bâté, les sacoches remplies, les consignes reçues, il est 8h50, tout le monde est prêt pour la photo du départ. Comptez-vous ! 15 au départ, il en faudra autant à l’arrivée ! L’idée pour la matinée est d’atteindre la cabane de Pré Peyret puis de monter jusqu’à l’ancienne carrière romaine pour le pique-nique.

Parmi les 15, quelques handis quand même : deux « mal-marchants », trois déficients visuels.

On avale les premiers hectomètres avec entrain, à l’ombre de la forêt, on en profite pour faire causette. Ça promet d’être chouette.

Avec la pente les paysages se dégagent, de petits groupes se forment, se déforment, et une fois passé le chalet des ours (alt 1500m), c’est le premier arrêt fraîcheur. Ceux qui avaient oublié en profitent pour alléger leur sac d’un peu de crème solaire.

Midi, ou presque. La cabane est atteinte à l’heure prévue (alt 1600m). On se remet en route sur le sentier qui mène à la carrière romaine.  Enfin, nous atteignons le lieu de pique-nique prévu, avec un retard très mesuré sur le plan de route. Michel trône sur sa colonne romaine (alt.1885m) tandis que tout le monde sort ses victuailles et s’apprête à faire un bon repas, et une petite sieste avant d’attaquer la site de la montée … qui ne sera pas longue, et de toute façon «après, globalement ça descend jusque Corrençon» (dixit Gilles).

Après 5 mn de marche, nouvel arrêt pour saluer l’arbre Taillé. Puis c’est la montée vers le pas des bachassons (alt 1913m), petite halte pour se désaltérer. Dis, c’est encore loin ? Non, ça descend ! Non, pas sur Corrençon, mais on devrait trouver une source dans un petit moment.

La descente, ce n’est pas ce que Moustique apprécie le plus. Les cailloux, marches et autres branches, c’est pas super pour ses quatre pattes. Mais il sait contourner les obstacles et nous faire passer là où il a décidé que ça passait.

Comme nous, il n’a rien contre les pauses. Pendant qu’on vide nos gourdes, lui remplit ses estomacs et il boit également. Il n’a pas besoin de gourde pour boire puisqu’il se contente de l’eau contenue dans les herbes qu’il ingurgite (on s’instruit au contact des ânes).

Youpi ! On atteint la source des Serrons. Il y a bien du monde. Pas étonnant, les gens tentent de remplir leurs gourdes. Mais à raison de 15 mn pour 1/2 litre d’eau, ça ne débite pas beaucoup. Et nous repartons pour la suivante : la source de la Chau. Débit impressionnant : à peine 3 ou 4 minutes pour remplir une gourde ! On tente de faire boire Moustique. Mais quand l’âne n’a pas soif,… Bref, certains décident de poursuivre jusqu’à la source suivante (la fontaine du Play), espérant trouver un meilleur débit. En plus c’est tout près du campement.

19h15 tout le monde a atteint le lieu du campement. Chacun choisit son emplacement, même si certains déplaceront leur tente d’au moins 2 mètres un peu plus tard dans la nuit, vers 23h30.

Après cette journée le repas du soir permettra à tous de recharger les batteries. Même Moustique qui nous a henni un bon « bonne nuit ».

J2, 7 heures. Tout le mode est levé. Après le petit déjeuner, c’est le moment de plier les tentes, refaire les sacs, re-bâter Moustique. Et de faire le plein d’eau à la fontaine du Play, car il n’y a plus de source jusqu ‘à Corrençon. Le soleil nous accompagne dès le début de la rando. Carte en main, nous avons estimé qu’il nous faudrait 5 heures pour rejoindre Corrençon. Il y a bien un peu de chemin à parcourir, mais «globalement ça descend» , et « le terrain est plutôt marchand »! Premier objectif : déjeuner à Darbounouse, après avoir franchi le canyon. Finalement, tout le monde a atteint Darbounouse, vers 13h30. Grand conciliabule avant de se remettre en route pour la dernière étape. La fatigue n’ayant épargné personne, il fallait optimiser le retour sur Corrençon car il fallait encore rechercher les voitures laissées au col du Rousset

Une fois arrivés, restait encore à chacun de rejoindre ses pénates. La journée aura été un peu plus longue pour certains, qui avaient encore pas mal de route à faire.

Si on résume les conversations qui ont suivi cette rando, de l’avis de tous, « qu’est-ce que c’était dur! » et « c’est quand la prochaine ? »

crédits photos : Gérard, Céline, Frédéric, Loïc

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