Récit du raid de Pralognan (29 au 31 mars 2019)

Raid à ski à Pralognan – 29 au 31 mars 2019

Participants : Camille Lozé, Dominique Kespi, Thomas et Yves Jouanneau

Michel m’a dit : « je me suis inscrit mais je ne peux pas y aller, vas-y à ma place , tu verras c’est sympa. Et trouve- toi un guide. » Outre le fait que trouver un guide en fin de saison alors qu’on a presque tous raccroché les skis pouvait s’avérer compliqué, je flairai le coup fourré, le petit mensonge par omission. Mais pouvais- je décevoir notre cher président?

A tout hasard, je demande à Thomas s’il est tenté par le week -end à Pralognan, et le job de guide. Comme il ne l’a jamais fait, ce sera une première, pour lui comme pour moi. Alors, nous nous inscrivons sur le site du CDHS pour compléter l’équipe VHS. Selon les règles des organisateurs du raid, toutes les équipes doivent être composées de 4 membres minimum, dont 2 handis au moins.
Vendredi après-midi, nous nous sommes donné rendez- vous à Sassenage, Camille, Thomas et moi, pour charger les skis et nos sacs dans la voiture. Le temps est printanier, et la météo nous annonce un soleil radieux tout le week-end.
Après 2 petites heures de route, nous arrivons à Pralognan vers 17h30. Nous sommes attendus à l’ANAE dont les locaux sont conçus pour accueillir des handicapés physiques. Dominique nous rejoint une heure plus tard. Nicolas, en bon organisateur, présente les six autres équipes : il y a là des savoyards, bien sûr, mais aussi 2 équipes de Pyrénéens venus pour l’occasion de leurs lointaines montagnes. Nicolas nous dévoile aussi le programme du raid : ski alpin le samedi avec descente d’un slalom, et ski de fond/biathlon le dimanche matin. Pour chaque épreuve, le classement se fait par équipe, en faisant la moyenne des temps des 4 co-équipiers. Il y a aussi des quizz auxquels les équipes sont invitées à répondre ; comme les questions portent beaucoup sur la Savoie, les régionaux sont avantagés, mais comment le leur reprocher, c’est eux qui organisent. Et de ce point de vue, la logistique, les déplacements, tout est super bien fait, et la douzaine de bénévoles engagés pour l’occasion ont fait le job tout le week-end.

Cela dit, je m’apprête à passer une mauvaise nuit, en pensant à l’épreuve du lendemain, car j’ai raccroché les skis alpins il y a au moins 10 ans quand je voyais encore le bout de mes spatules. J’ai aussi compris que j’étais le seul miraud de toute la bande d’handis, et qu’on ne me fera pas de cadeaux. En plus de ça, Michel m’a mis la pression en me disant: « vous ramenez le trophée, je compte sur vous.»
La nuit a été froide, et les pistes sont bien gelées quand nous nous pointons au bas de la station, samedi matin vers 8h30. Je bataille de longues minutes pour enfiler les chaussures de location, mais au moins ça réchauffe. Avec mes trois co-équipiers, nous embarquons sur le premier télésiège; deux remontées plus loin, nous arrivons en haut d’une piste bleue où le slalom sera disputé. Nous commençons l’échauffement, et la neige dure qui crisse sous les skis incite à la prudence. Mais les skis paraboliques que j’essaie pour la première fois se laissent guider plutôt bien, et, sans être à l’aise, je retrouve quelques réflexes de base avant d’aborder le slalom. Avec Thomas, nous faisons une reconnaissance du parcours et ça passe sans trop de difficultés. Mais, contrairement à ce qu’on nous a annoncé, le slalom n’a rien de géant ; le tracé occupe un bout de piste assez étroit, avec des portes resserrées et des passages étroits en bord de piste. Lors de la première manche, l’un de ces passages me sera fatal; je chute lourdement, perds un ski, et perds une bonne minute à rechausser et reprendre mes esprits. La 2ème manche se passe beaucoup mieux, même si mon temps 1,51 mn me relègue dans les bas-fonds du classement. Heureusement, mes co-équipiers assurent un maximum, notamment Camille et Dominique qui mettront presque 30 s de moins que moi. Malgré ça, notre équipe est reléguée à la 5ème place dès la première épreuve, et tout ça à cause de moi ; adieu veaux, vaches, cochons et le trophée!

L’après-midi, les équipes se retrouvent sur les pistes pour une sorte de course d’orientation. Avec un plan qui indique les balises à trouver, on doit répondre à des questions du genre : quel volume de neige peut-on faire avec 1 mètre cube d’eau ?
Le soir, comme nous n’avons pas accès à la patinoire, on a RV au bowling. Je n’ai jamais joué, et par- dessus le marché, je ne vois pas les quilles. Je passe mon tour, décidément, ce n’est pas mon jour. Je mise sur le lendemain pour me rattraper, car il y a ski de fond et biathlon au programme.

Dimanche, le réveil sonne une heure plus tôt, passage à l’heure d’été oblige. Arrivés au domaine nordique vers 8h30, la température est encore négative, et il ne faudra pas trop compter sur le soleil pour se réchauffer, car la vallée est encaissée et il ne pointera pas ses rayons avant 10h. Il ne faudra pas compter sur la boucle de biathlon, celle-ci ne fait que 300m. Sur une distance pareille, on ne peut pas creuser d’écart. Les équipes sont réparties en 2 groupes, et VHS fait partie de celles qui courront le biathlon dans un deuxième temps. En attendant, on nous occupe avec un petit jeu qui consiste à reconstituer des visages à partir d’éléments comme les yeux, les sourcils, etc. Ces éléments sont dispersés sur un parcours de ski, le but étant de trouver le plus de visages. Une fois de plus, l’épreuve ne convient pas à un miraud comme moi, mais je suis Thomas sur le parcours et ça me réchauffe.
Enfin, c’est notre tour, et, bonne nouvelle, le soleil est là. La course est un relais par équipe, et je pars en premier pour laisser le temps à Thomas de récupérer avant de prendre le dernier relais. Je fais un honorable 3/5 au tir à la carabine laser, puis passe le relais à Camille. Dominique et Thomas passent à leur tour, et nous finissons en tête. Mais, il faut tenir compte des pénalités de 20 s par tir manqué. De ce point, même si on est assez confiant car Dominique et Thomas ont fait un sans -faute au tir. De fait, l’équipe se classe 2ème aux deux épreuves de la matinée.

Après le dernier repas ensemble, les équipes sont invitées à la remise des prix. Au final, l’équipe VHS fait 3ème et monte sur le podium. Pour moi, ce n’est pas si mal ; mais je suis conscient d’avoir ruiné l’espoir de mes co-équipiers de faire un meilleur classement.

En définitive, je garderai un très bon souvenir de ce week-end sportif en Savoie, avec la satisfaction d’avoir trouvé une bonne recrue pour l’équipe en la personne de Thomas. Il est content de ses performances, et pense à se mettre au biathlon la saison prochaine.

Yves Jouanneau

Merci pour le don des chiffonnières de VDL

Mercredi 6 mars, Michel et moi avons rejoint Odile et Gérard aux Jarrands à Villard, sur le parking de la recyclerie de Villard de Lans. Nous étions attendus aux Chiffonnières comme 24 autres représentants d’associations ou d’école. Là, dans une ambiance chaleureuse, au milieu des derniers clients qui chinaient qui la chemise à 2€, qui le pantalon à 3€ et le manteau à 5€, nous nous sommes rassemblés pour la présentation rapide du travail des Chiffonnières suivi de la présentation succincte des projets des uns et des autres et de la remise d’un chèque d’au moins 1000 €, le tout suivi d’un pot pour favoriser les rencontres entre associations.
Tout cela grâce à un énorme travail de manipulation de linge (8 tonnes par an) ! Les chiffonnières trient, lavent, repassent, réparent et revendent les vêtements donnés à des prix défiant toute concurrence. En donnant une deuxième vie à ces vêtements, un bénéfice de 25000 € a été dégagé et les Chiffonnières le redistribuent à des projets collectifs des 4 montagnes du Vercors. Chacun a eu droit à son chèque. Les écoles pour des projets de classe de découverte ou autre, les associations sportives en tout genre dont la nôtre, les HEPAD, la maison de retraite, l’école de danse, de natation, de musique et j’en oublie…
Qui aurait dit que recycler enrichirait ainsi toutes les associations locales ?
Vous qui habitez le Vercors ou vous qui montez et passez tout près, n’oubliez pas de leur laisser des vêtements ou un meuble dont vous ne voulez plus ! Vous offrez une deuxième vie à vos objets, et vous faites vivre des projets par votre geste. Et encore un grand merci aux chiffonnières !

Séjour dans le Queyras du 13 au 16 février 2019 : témoignage de Marie Gerber

Ristolas (Queyras), séjour VHS du 13 au 16 février 2019

« Hop, hop, hop, hop  »… »La, la , la , la »…

Immobile sur mes skis dans la forêt de mélèzes, j’écoute la petite ritournelle qui m’avertit du passage imminent des skieurs VHS. Trois secondes plus tard, un binôme, puis un second, apparaissent au travers des arbres. Avec leurs chasubles orange fluo, ils ne passent pas inaperçus. D’abord le guide, micro devant la bouche et haut-parleur dans le dos, puis le « guidé » trois mètres derrière. On devine leur concentration et leur attention l’un à l’autre. Je me tais, et j’admire l’harmonie qui se dégage de ce pas de 2 bien huilé..

Pour la première fois en séjour VHS, où j’accompagne René, mon mari handicapé visuel, je découvre les us et coutumes de ce drôle de groupe, dans lequel valides et handicapés partagent bien plus que du sport.

Plus tard, lors du repas, chacun retrace ses aventures, on commente les pistes, la météo incroyable, les satisfactions et les bobos du jour. Des rires et des blagues fusent, on se charrie, on se remémore des souvenirs communs…

J’écoute, j’apprends, et je réalise que je me sens bien, accueillie, tout simplement.

 

Marie Gerber

 

La Finlandia (février 2020) – Cagnotte

La Finlandia – Cagnotte

Une partie de l’équipe de Vercorshandisport va partir en Finlande disputer la grande course populaire de la Finlandia en février 2020.

Nous faisons une cagnotte pour pouvoir payer le voyage et l’hébergement des guides bénévoles en premier lieu et abaisser le prix pour les guidés.
Le site Kocoriko permet le don pour la Finlandia.(tout y est expliqué).

Non seulement, vous aidez à un grand projet mais cela ne revient réellement qu’à 33 % du don et en plus, la banque doublant le don, cela nous aide deux fois plus !
Merci à tous !
Le reçu fiscal sera envoyé à la fin de la campagne, en mai probablement.

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LE RETOUR DE NOTRE CHAMPIONNE

Après 13 longues années, notre championne olympique de Salk Lakes City, a pris le départ d’une course : le 15 km classique du marathon de Bessans dossard 2487 et l’a terminée en championne.

Avant ce départ, il lui aura fallu 6 années avec Odile pour patiemment reprendre les traces qu’elle avait du oublier suite à un grave accident de la vie.

Ensemble, elles ont progressé, réinventé un ski adapté à ce double handicap. Il a fallu beaucoup de courage et de ténacité à Fabienne, de la patience à Odile, mais l’amitié était née dans ce binôme ,et la volonté d’aller toujours plus loin les poussait toujours à repousser leur limite.

Ce samedi 12 janvier 2019 Fabienne a franchi la ligne d’arrivée de Bessans en compagnie d’Odile en vainqueur.

ELLES ONT GAGNE…A DEUX ON EST TOUJOURS PLUS FORT….